à André GABOLDE (1981-2008)
parce qu' on ne se rend compte de ce qu'on perd qu' une fois qu'on l'a perdu
parce que tu souffrais seul, dans ton coin, je ne l'avais pas vu
parce que depuis le temps où je découvrais tes yeux
j' ignorais alors que je te connaissais si peu
parce que tu nous manques, à tous, tout simplement
parce que ton souvenir nous restera, malgrè les ravages du temps
parce que, ces soirées-là, tu riais avec nous, et tu étais heureux
jamais plus nous ne verrons cette lumière dans tes yeux
parce que, en vieux amis, nous riions ensemble, chaque fois
parce que, d' un jour à l' autre, tu as pris une autre voie
parce que tes espoirs à toi ne sont restés que vains
parce que ta détermination restait sans lendemain
parce qu'en gisant, tu t'en vas de ce monde égoiste
qui n'a pas jamais su voir comment tu étais triste
parce que tu as profité de chaque instant, jusques à tes derniers
parce que, pendant toutes notre vie, tu vas nous manquer
parce que tu riais, oui, tu riais : rire pour ne pas pleurer
parce que personne ne te rendais tout ce que tu donnais
parce que, depuis tant de temps, tu te donnais pour les autres
parce qu' avec le temps, l'espoir fait bon apôtre
parce que tu es parti, silencieusement, avec ta dignité
laissant tes désespoirs, tes tristesses, tes regrets
parce que ta vie à toi ne te fis pas de cadeaux, tu as eu du courage
parce que les joies d'une vie ont eu raison de ton jeune âge
parce que, silencieusement, tu t'es définitivement endormi
je te fais les adieux, des plus sincère, d'un vieil ami...TU NOUS MANQUES